L'Université de tous les Savoirs

Lancée en 2000, pour célébrer l’entrée dans le nouveau millénaire, l’Université de tous les Savoirs s’est donné pour objectif de permettre au grand public d’accéder à un état des lieux des connaissances dans tous les domaines, en assistant gratuitement à des conférences données par des chercheurs et spécialistes. Après une série de conférences scientifiques sur le génome en juin et juillet derniers, le thème retenu pour le nouveau cycle qui s’ouvre ce 11 octobre 2000 est l’humanisme, avec cette question : « Quels humanismes pour quelle humanité aujourd’hui ? ». A cette occasion, RFI a rencontré le fondateur de l’UTLS, Yves Michaud, professeur de philosophie à l’Université de Rouen et membre de l’Institut universitaire de France.L’Université de tous les Savoirs a commencé par un pari un peu fou : faire le tour du savoir en 366 jours avec une conférence quotidienne pour inaugurer le millénaire. Pari tenu par Yves Michaud à qui cette tâche avait été confiée ! Avec sa petite équipe, sciences exactes, sciences de la vie, de la société et des technologies ont trouvé leurs interprètes et leur public, sans aucune défection de part et d’autre.
Peut-être manquait-il seulement « un peu d’ouverture sur le monde, avec seulement deux conférences sur la Chine et aucune sur l’Amérique latine », reconnaît Yves Michaud. Qu’importe, « le succès populaire et auprès des scientifiques a été tel qu’on nous a fortement encouragés à continuer, c'est-à-dire à ne pas saborder un instrument de communication qui avait bien marché et permis de mettre en relation entre la recherche et ce qu’il est convenu d’appeler le grand public ». L’aventure s’est donc poursuivie, à un rythme bien sûr moins soutenu, avec d’abord, en 2001, une périodicité hebdomadaire, puis à raison de trois à quatre cycles de conférences par an, au total près de 350 depuis 2001.
Des conférences qui se déroulent dans l’amphithéâtre d’un millier de places de la faculté de médecine de la rue des Saints-Pères, dans le VIe arrondissement de Paris.Si le calendrier à changé, le projet lui est toujours le même : mettre à la disposition du public l’état le plus actuel de la recherche. Un public qui s’est renouvelé, diversifié et qui désormais « fait son marché » en fonction des sujets abordés et se forge sa propre opinion ou se pose ses propres questions. « On complète, on met à jour, on est attentif aux nouvelles connaissances…" Quant aux conférenciers, qui doivent être francophones, ils remplissent ainsi la mission de vulgarisation qui figure dans leur cahier des charges. Et très rapidement, internet s’est imposé comme le support essentiel pour la diffusion écrite, audio ou vidéo, des conférences. « Ce n’est pas toujours facile de trouver des francophones… "
La captation et la diffusion des conférences représente environ un tiers du budget annuel de 250 à 300 000 euros de l’Université de tous les Savoirs, qui est une association financée essentiellement avec des fonds publics (ministères de l’Education nationale, de la Recherche et de l’Enseignement supérieur), auxquels il faut ajouter une subvention de la ville de Paris, quelques partenariats privés occasionnels et des contrats d’achats de service avec plusieurs régions, pour une action menée dans les lycées. D’initiative française originale, l’UTLS est devenue un centre de ressources important très sollicité à l’étranger. « Il y a eu des imitations, avec notre bénédiction, d’ailleurs… " Après une série de conférences scientifiques importantes, notamment sur la génomique - avec ses enjeux de manipulation de l’homme par lui-même - des conférences sur l’évolution technologique, l’information, l’Université de tous les savoirs a décidé qu’il était temps d’aborder l’impact du développement scientifique et de la mondialisation sur l’humanisme, les conceptions de l’humain, de la culture. Le prochain cycle de conférences, en janvier 2009, portera sur l’état actuel des connaissances sur le magnétisme. Le suivant portera sur les industries générées par le développement durable.
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Produzido por Wellington e Ousmane
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